A l'origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la Marseillaise s'est imposée progressivement comme un hymne national.

 
 
La Marseillaise

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, Claude Rouget de l'Isle, un officier en garnison à Strasbourg, compose Le chant de guerre pour l'armée du Rhin pour les armées révolutionnaires qui partent en guerre contre l'Autriche. Il s'agit de galvaniser les soldats et les volontaires engagés afin de défendre la patrie en danger .

Le chant rencontre un vif succès. Il est repris par des soldats de Montpellier et de Marseille qui se rendent à Paris. C'est pourquoi, lors de la proclamation de la République, le 22 septembre 1792, c'est sous le nom d'Hymne des Marseillais qu'il est officialisé comme chant du nouveau régime et, finalement, sous celui de Marseillaise qu'il est décrété « chant national » en 1795.

La Marseillaise est ensuite abandonnée sous le Premier Empire. Elle connaît un regain de popularité lors de la Révolution de 1830, année où Hector Berlioz compose sa célèbre orchestration et où Eugène Delacroix peint « La liberté guidant le peuple », incarnation picturale de la Marseillaise.

Après l'éclipse du second Empire, c'est en 1879, sous la IIIe République, qu'elle redevient l'hymne national. Après la défaite de 1940, elle est interdite en zone occupée et son interprétation est sévèrement encadrée par le régime de Vichy. Elle prend alors la dimension d'un chant de résistance. Au sortir de la guerre, la constitution de la IVe République réaffirme son statut d'hymne national, tout comme le fait, en 1958, l'article 2 de la constitution de la Ve République.

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