La maladie du charbon ou fièvre charbonneuse

 
 
Cheick Saidou/agriculture.gouv.fr

La fièvre charbonneuse est une maladie due à la bactérie Bacillus anthracis qui provient du sol, où elle peut être présente depuis de nombreuses années et remonter ponctuellement près de la surface à la faveur de mouvements de terrain ou d’aléas climatiques.

La plupart des mammifères sont sensibles à la maladie, mais elle affecte principalement les animaux herbivores. La maladie se manifeste chez les animaux sous la forme notamment d’une forte fièvre, avec des symptômes généraux, circulatoires, hémorragiques, digestifs et urinaires, et évolue rapidement vers la mort.

La forme de transmission la plus courante chez l’animal reste l’ingestion en pâturant sur des terrains contaminés par des spores (phase du cycle de vie de la bactérie), qui peuvent germer en pénétrant le corps de l’animal et provoquer la maladie. La transmission entre animaux est très rare. Les cas surviennent donc habituellement de manière sporadique.

Chez l’Homme, trois formes de contamination sont possibles : cutanée (de loin la plus fréquente), intestinale (ingestion de produits issus d’animaux infectés) et pulmonaire. Les derniers cas humains en France remontent à 2008. La transmission de la maladie d'une personne à une autre n’a jamais été observée.

Le lait des animaux issus des foyers doit être pasteurisé avant d'être commercialisé (permettant ainsi de détruire d'éventuelles bactéries) et la consommation de viande d'animaux malades ou qui semblent malades est interdite. En revanche, le lait et la viande issus des animaux sains restent consommables.

Que ce soit chez l’animal ou chez l’Homme, les antibiotiques sont efficaces contre la fièvre charbonneuse. Le meilleur moyen pour éviter qu'un animal se contamine reste la vaccination des troupeaux.

Des mesures de prévention simples et de bon sens dans les communes à risque permettent de se prémunir de toute contamination. Il convient donc pour les personnes de ne pas franchir les enclos des pâtures, ne pas toucher les animaux trouvés morts, de bien tenir les chiens en laisse et ne pas cueillir les baies sauvages et les champignons dans les zones identifiées à risque.
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