La rage est loin d’être une maladie du passé

 
 

Un animal qui voyage, c’est un risque de rage et les conséquences de cette maladie peuvent être très graves.

Alors que la France est indemne de rage, des cas sont régulièrement détectés chez des carnivores domestiques importés de pays où sévit la maladie. Certaines démarches doivent être effectuées avant de partir à l’étranger pour prévenir l’introduction de la maladie en France. Lors d’un séjour à l’étranger, il est fortement recommandé de ne pas toucher d’animal errant et de ne pas ramener d’animal d’un pays à risque. Un animal ramené illégalement peut être infecté et peut contaminer.

Si vous voyagez avec un animal de compagnie, des démarches préalables sont nécessaires :

  • l’animal doit être identifié par son passeport
  • il convient de prendre contact avec le vétérinaire 4 mois avant le départ
  • les vaccins de l’animal doivent être à jour
  • une prise de sang est nécessaire pour les pays à risque

Au retour en France, il faut impérativement présenter son animal de compagnie aux autorités douanières. Le non‐respect des obligations réglementaires est passible de sanctions pénales.

gare à la rage

Les prélèvements pour recherche de rage sont réalisés par un vétérinaire dans 2 cas :

1. Suspicion rage : lorsque l'animal mort a présenté des signes cliniques évocateurs de la maladie avant de mourir, le prélèvement et l'analyse permettent de vérifier la suspicion.

2. Chien ou chat mordeur : lorsque l'animal mort, un chien ou un chat, a mordu une personne dans les 15 jours qui précèdent son décès, le prélèvement et l'analyse permettent d'écarter l'hypothèse d'une éventuelle contamination par la maladie.
RQ : un chien ou un chat ayant mordu une personne ne peut en aucun cas être euthanasié par le vétérinaire. Il doit être placé sous surveillance vétérinaire pendant une durée de 15 jours et présenté pendant cette période à 3 consultations vétérinaires à J1, J8 et J15. Les frais de la surveillance sont à la charge du propriétaire.
Toutefois, dans certaines circonstances, la DDPP (le préfet dans les textes) peut accorder une dérogation à la mise sous surveillance pour permettre l'euthanasie de l'animal. Dans ce cas, le prélèvement pour recherche de rage doit être effectué.

Le vétérinaire réalise le prélèvement en procédant à la décapitation selon les modalités de réalisation du prélèvement et du colisage . Le prélèvement peut être placé au congélateur dans l'attente de son expédition.

La DDPPDirection départementale de la protection des populations valide la réalisation du prélèvement auprès du laboratoire et autorise le cas échéant, l'euthanasie de l'animal.

Contacts à la DDPPDirection départementale de la protection des populations

  • Patrick BURLAZ 04 50 10 90 82 patrick.burlaz@haute-savoie.gouv.fr
  • Jean Michel PINEL 04 50 10 31 05 jean-michel.pinel@haute-savoie.gouv.fr

Le vétérinaire renseigne la fiche de commémoratifs rage qui accompagne le prélèvement. Le prélèvement doit être acheminé jusqu'à l'un des laboratoires suivants : 

  • LIDAL 22, rue du Pré Fornet 74600 Seynod 04 50 45 82 56 lidal@lidal74.fr (Le LIDAL réexpédie les prélèvements vers le LDAV 73)
  • LDAV 73 - 321 Chemin des Moulins 73000 Chambéry 04 79 33 19 27

L'acheminement au laboratoire est à la charge du propriétaire et peut être assuré soit par lui-même, soit par un collaborateur du cabinet vétérinaire, soit via un prestataire de messagerie express.
Le vétérinaire contacte le laboratoire afin de convenir des modalités et/ou de l'heure de la dépose du prélèvement et également permettre à la personne en charge des prélèvements au laboratoire de préparer son conditionnement et son envoi en bonne et due forme à l'Institut Pasteur ou à l'ANSESagence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.