Prélèvement rage

 
 
Prélèvements pour recherche de rage

Circonstances

Les prélèvements pour recherche de rage sont réalisés par un vétérinaire dans 2 circonstances :

  1. Suspicion rage : lorsque l'animal mort a présenté des signes cliniques évocateurs de la maladie avant de mourir, le prélèvement et l'analyse permettent de vérifier la suspicion.
  2. Chien ou chat mordeur : lorsque l'animal mort, un chien ou un chat, a mordu une personne dans les 15 jours qui précèdent son décès, le prélèvement et l'analyse permettent d'écarter l'hypothèse d'une éventuelle contamination par la maladie.
    RQ : un chien ou un chat ayant mordu une personne ne peut en aucun cas être euthanasié par le vétérinaire. Il doit être placé sous surveillance vétérinaire pendant une durée de 15 jours et présenté pendant cette période à 3 consultations vétérinaires à J1, J8 et J15. Les frais de la surveillance sont à la charge du propriétaire.
    Toutefois, dans certaines circonstances, la DDPPDirection départementale de la protection des populations (le préfet dans les textes) peut accorder une dérogation à la mise sous surveillance pour permettre l'euthanasie de l'animal. Dans ce cas, le prélèvement pour recherche de rage doit être effectué.

Prélèvement

Réalisation du prélèvement

Le vétérinaire réalise le prélèvement en procédant à la décapitation selon la procédure modalités de réalisation du prélèvement et du colisage  (annexes II, III, IV). Le prélèvement peut être placé au congélateur dans l'attente de son expédition.

Autorisation

La DDPPDirection départementale de la protection des populations valide la réalisation du prélèvement auprès du laboratoire et autorise le cas échéant, l'euthanasie de l'animal.
Contacts à la Direction départementale de la protection des populations :

  • Patrick BURLAZ au 04 50 10 90 82,  patrick.burlaz@haute-savoie.gouv.fr
  • Jean Michel PINEL au 04 50 10 31 05, jean-michel.pinel@haute-savoie.gouv.fr 

Commémoratifs

Le vétérinaire renseigne la fiche de commémoratifs rage  (annexe I), laquelle doit accompagner le prélèvement.

Expédition au laboratoire

Le prélèvement doit être acheminé jusqu'à l'un des laboratoires suivants : 

  • LIDAL
    22, rue du Pré Fornet
    74600 SEYNOD
    04 50 45 82 56
    lidal@lidal74.fr
    Le LIDAL réexpédie les prélèvements vers le LDAV 73
  • LDAV 73 à Chambéry
    321 Chemin des Moulins
    73000 Chambéry
    04 79 33 19 27

L'acheminement au laboratoire est à la charge du propriétaire et peut être assuré soit par lui-même, soit par un collaborateur du cabinet vétérinaire, soit via un prestataire de messagerie express.
Le vétérinaire contacte le laboratoire afin de convenir des modalités et/ou de l'heure de la dépose du prélèvement et également permettre à la personne en charge des prélèvements au laboratoire de préparer son conditionnement et son envoi en bonne et due forme à l'Institut Pasteur ou à l'ANSES.

Prise en charge

La réalisation du prélèvement est prise en charge par la DDPPDirection départementale de la protection des populations (2AMV pour coupe de tête).
Le conditionnement du prélèvement par le vétérinaire et son transport jusqu'au LIDAL sont à la charge du propriétaire de l'animal.
Le reconditionnement du prélèvement au LIDAL et son expédition au laboratoire national de référence (Pasteur ou Nancy selon les cas) sont pris en charge par la DDPP.
L'analyse est à la charge de l’État.


Références règlementaires

Code rural et des pêches maritimes

Art. L. 223-10. - Tout animal ayant mordu ou griffé une personne, même s'il n'est pas suspect de rage, est, si l'on peut s'en saisir sans l'abattre, soumis par son propriétaire ou détenteur et à ses frais à la surveillance du vétérinaire sanitaire. Les mêmes dispositions s'appliquent aux animaux ayant mordu ou griffé des animaux domestiques et des animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité dans les territoires définis par arrêté du ministre compétent, dans lesquels la rage a été constatée.

Dès qu'elle a connaissance des faits de la nature de ceux mentionnés à l'alinéa qui précède, l'autorité investie des pouvoirs de police rappelle au propriétaire ou détenteur les obligations ci-dessus définies et, en tant que de besoin, le met en demeure de les observer dans les vingt-quatre heures.

Art. R. 223-35. - (...), tous les animaux mordeurs ou griffeurs doivent être soumis à une surveillance durant une période et selon des modalités définies par un arrêté du ministre chargé de l’agriculture, dans les conditions prévues par l’article L. 223-10. Cette surveillance comporte l’obligation pour le propriétaire ou le détenteur de soumettre l’animal, vacciné ou non, à trois visites effectuées par un vétérinaire sanitaire.

Pour les animaux relevant du ministère de la défense et pour les animaux relevant d’autres ministères dont les vétérinaires des armées assurent le soutien vétérinaire dans le cadre d’un protocole d’accord interministériel,  les trois visites précitées peuvent être effectuées par un vétérinaire des armées.

Il est interdit, pendant cette période de surveillance, au propriétaire ou au détenteur de l’animal de s’en dessaisir, de le vacciner ou de le faire vacciner contre la rage, de l’abattre ou de le faire abattre sans autorisation du préfet selon les modalités prévues par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.

Art. R. 223-36. - La tête ou le cadavre des animaux suspects de rage et des animaux mordeurs ou griffeurs, abattus ou trouvés morts, doit être adressé à un organisme ou un laboratoire agréés soit par arrêté du ministre chargé de l’agriculture, soit par arrêté du ministre chargé de la santé. Les organismes et laboratoires agréés par le ministre chargé de l’agriculture sont chargés des examens relatifs au diagnostic de la rage sur les animaux non suspects d’être à l’origine de contamination humaine. Les organismes et laboratoires agréés par le ministre chargé de la santé sont chargés des examens relatifs au diagnostic de la rage sur les animaux suspects d’être à l’origine de contamination humaine.

Les fonctionnaires ou agents des services vétérinaires mentionnés à l’article L. 221-5 sont habilités à pratiquer sur les animaux suspects, contaminés ou éventuellement contaminés de rage, vivants, trouvés morts ou abattus, tout prélèvement utile à l’établissement ou à la confirmation du diagnostic.


Références réservées à l'administration