Journée nationale d'hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives

 
 
Postulants harkis se présentant pour signer un engagement au sein de l’armée française © ECPAD

Ce 25 septembre 2020, le préfet Alain Espinasse rendra hommage aux Harkis ayant combattu aux côtés de l'armée française durant la guerre d'Algérie au square Galbert d'Annecy.

=> message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants

L’engagement de troupes étrangères dans les forces armées françaises remonte à la colonisation de l’Algérie en 1830 lorsque des tribus d’indigènes prêtent allégeance à la France. Les régiments de supplétifs s’illustrent dans la plupart des campagnes militaires de 1850 à 1914, date à partir de laquelle ils se sont mobilisés dans les troupes de l’Armée d’Afrique. A ce titre les régiments de tirailleurs nord-africains sont, avec les Zouaves, parmi les plus décorés de l’armée française. Comme en Indochine, le déclenchement de la guerre d’Algérie relance l’emploi des supplétifs.

Le mot "harki" dérivé du mot arabe "haraka" qui veut dire "mouvement" désigne des groupes militaires très mobiles, engagés dans des unités bien spécifiques.

Le registre de l’armée française compte plus de 160 000 harkis engagés tout au long de la guerre. En 1962, près de 80000 d’entre eux seront accueillis en métropole fuyant les représailles du front de libération nationale (FLN).

En Haute-Savoie

De septembre 1955 à novembre 1962, le 27e bataillon de chasseurs alpins (BCA) a participé à la guerre d'Algérie dans la région de la Kabylie. La politique du chef de corps s'appuya sur la multiplication des petits postes et la constitution de harkas, comme celle d'Aït Zellal.
Dans la caserne de Cran-Gevrier, lorsqu'il s'est agi de graver dans la pierre la mémoire des combattants en Algérie, les anciens du 27e BCA n'omirent pas d'y inclure, sur une plaque, les noms des Harkis qui se battirent à leurs côtés.
La Haute-Savoie compte encore aujourd’hui une centaine de familles de Harkis qui sont accompagnées par l’office national des anciens combattants (ONAC) . En effet, après la guerre, ce département frontalier avec la Suisse et l'Italie offrait des perspectives d'emploi à ces anciens combattants.

Monument à Bonneville

Monument à Bonneville

www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/memoire-des-harkis