Comme les hommes, les animaux peuvent souffrir de l'excès de chaleur

 

Les éleveurs et les organismes professionnels sont tenus de contrôler, au moins quotidiennement, les conditions d'hébergement de leurs animaux et de relever tout indicateur mettant en évidence une souffrance liée aux conditions climatiques exceptionnelles.

Les particuliers sont invités à installer une ventilation supplémentaire pour leur animal de compagnie, à veillez à ce qu'il ait toujours de l'eau propre à disposition et à ne pas le laissez pas seul dans une voiture !

Les précautions à prendre sur agriculture.gouv.fr/canicule-les-precautions-prendre

cochon © Jessica Vittorini
Lieux fixes de détention

Toutes les espèces animales sont sensibles à ces événements, toutefois les poulets de chair, les poules pondeuses et les porcins sont les animaux d’élevage les plus à risque (claustration, forte densité d’élevage).

En cas de forte chaleur (et d’orages violents), une mauvaise préparation ou adaptation des bâtiments d’élevage aux conditions climatiques exceptionnelles ou la moindre coupure de courant (panne de ventilation…) peuvent avoir des conséquences très graves avec d’importantes mortalités par surchauffe et/ou étouffement.

Les éleveurs doivent prévenir et limiter au maximum tout risque relatif au bien-être de leurs animaux. Par forte chaleur en particulier, ils doivent contrôler au moins une fois par jour, les conditions de détention et relever tout indicateur mettant en évidence une souffrance consécutive aux conditions climatiques exceptionnelles.

Les points de vigilance portent notamment sur la maîtrise des paramètres d’ambiance, particulièrement la ventilation et le renouvellement de l’air vicié, afin que les taux d’ammoniac, de dioxyde de carbone et d’humidité demeurent acceptables pour assurer un minimum de confort aux animaux et éviter un stress thermique.
La température ressentie par les animaux dépend à la fois de la température ambiante et de l’humidité. Il faut donc veiller au bon fonctionnement des appareils permettant le renouvellement actif de l’air et/ou l’extraction de l’humidité lorsqu’ils sont présents sur le site.

De même, une attention particulière devra être portée à l’abreuvement et à l’accès aux abreuvoirs : eau fraîche, propre et à volonté. Il pourra être envisagé de multiplier les points d’accès à l’eau de boisson, afin d’éviter au maximum les phénomènes de compétition entre individus qui risquent de survenir du fait de l’augmentation de la fréquence d’abreuvement.

Voir notre rubrique Protection animale et maltraitance

Transport des animaux

Les recommandations décrites ci-dessus (surveillance des paramètres d’ambiance, renouvellement de l’air grâce à un système actif, accès à l’eau…) doivent également s’appliquer lors du transport des animaux.

Lors des périodes chaudes, une attention particulière doit être portée au système de ventilation passif, qui pourrait se révéler insuffisant, à l’abreuvement et aux densités de chargement. Les densités de chargement pourront être diminuées et les trajets en milieu de journée seront à éviter (sauf s’il s’agit de véhicules fermés à température maîtrisée), de même que les arrêts sans déchargement.

Il est rappelé que le seuil réglementaire est de 30°C à l'intérieur du véhicule pour les transports de plus de 8h de bovins, ovins, caprins, porcins et équins avec une tolérance de 5°C à apprécier en fonction de la température extérieure. Or les animaux peuvent être en souffrance avant 30-35°C, notamment les porcs et les poules, a fortiori si l'humidité de l'air est importante.

Enfin pour mémoire, un arrêté ministériel du 22 juillet 2019, complète au niveau national, cette réglementation pour le transport routier réalisé sur les trajets réalisés en France, d'animaux vertébrés terrestres vivants, effectué dans le cadre d'une activité économique. L’arrêté interdit sauf exceptions, le transport national d'animaux vivants vertébrés, entre 13h et 18h, dans les départements placés en vigilance "canicule" orange ou rouge (information publié sur le site https://vigilance.meteofrance.com/).

Au-delà des professionnels visés par ces recommandations, les particuliers détenant des animaux sont également concernés par certaines de ces mesures de prévention.

Voir notre rubrique Transport des animaux vivants

Contacts

Outre vos interlocuteurs habituels (chambre de l’agriculture, GDS, vétérinaires sanitaires), la DDPP se tient disponible pour toute information