Aravis

 
 

Les Aravis sont le berceau de la plus ancienne des AOPappellation d'origine protégée, le reblochon de Savoie (AOC obtenue en 1958), mais aussi d'une AOPappellation d'origine protégée beaucoup plus récente (2002) : le chevrotin des Aravis, fabriqué avec du lait de chèvres.
Ces produits assurent une très bonne valorisation du lait, avec en contre-partie un travail important pour la fabrication à la ferme bi-quotidienne.

Situés en totalité en "montagne difficile (haute-montagne et sous-zone "montagne 1")", les Aravis présentent une agriculture particulièrement dynamique, qui représente 10 % de l'agriculture départementale en terme d'exploitations, d'actifs agricoles, de nombre de vaches laitières et de quantité de lait produit. La pluri-activité y est très faible, liée à la spécificité de transformation du lait à la ferme.

La totalité de la production laitière est transformée à la ferme. L'affinage étant réalisé soit à la ferme, soit par la coopérative de Thônes, soit encore par des affineurs privés (Schmidhauser, Edelmont-Brezain...).

La race bovine emblématique de la Haute-Savoie, l'Abondance, y est très présente.

Deux-tiers des exploitations utilisent des alpages laitiers, avec déplacement du troupeau et de la famille durant 5 mois de l'année. Un partie importante des alpages est gérée par des associations foncières pastorale (AFP), mais leur utilisation est systématiquement individuelle, sans mélange de troupeaux.

La surface agricole est quasi exclusivement en prairies naturelles.

Cependant, la SAUsurface agricole utile en vallée n'est pas suffisante pour l'alimentation des troupeaux, et la plupart (environ 75%) des exploitations achètent une grande partie du foin nécessaire à l'hivernage des animaux. Plus de 40% des exploitations produisent moins du tiers du foin consommé par leurs animaux. On estime à plus de 10 000 tonnes les achats de foin (représentant plus de 2 000 ha de surfaces de production).

Les agriculteurs des Aravis ont su moderniser leurs exploitations et leurs équipements en alpage, tout en perpétuant les traditions et en participant activement à l'animation des villages. Ils savent également tirer partie par la vente directe d'un tourisme important (en particulier au Grand-Bornand et à La Clusaz).