Questions / réponses sur la pollution en vallée de l’Arve

 

De par sa topographie, la vallée de l’Arve est particulièrement sensible à la pollution de l’air, aux particules fines PM10 notamment.

Les mesures appliquées en cas de pic de pollution sont définies par .

Chaque fois que le seuil d’information est atteint, l’État à l’obligation d’informer la population de l’épisode de pollution en cours. Ce seuil d’information ne doit pas être confondu avec le seuil d’alerte  qui déclenche la mise en œuvre d’actions spécifiques. Le diagramme ci-dessous détaille, depuis 2011, le nombre de jours ou les seuils d'information et d'alerte ont été atteints (source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes) :

Comment calcule-t-on le niveau de pollution ?

Le niveau de pollution de la vallée de l’Arve est calculé par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes en utilisant une modélisation prenant en compte les capteurs fixes (situés à Passy, Chamonix, et Chamonix route blanche) et des capteurs mobiles. Les mesures des capteurs fixes sont consultables en temps réel sur le site d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes .

Que se passe-t-il en cas de pic de pollution ?

Au niveau d'information, la préfecture diffuse le bulletin d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes aux mairies, services publics, établissements de santé, maisons de retraite, établissements accueillant des enfants, média... Celui-ci comporte des recommandations sanitaires concernant les personnes sensibles (personnes âgées, enfants en bas âge, personnes asthmatiques...) et des recommandations comportementales qui relèvent du bon sens (limiter ses trajets en voiture, l’utilisation de chauffages d’appoint etc...). Aucune mesure de confinement n’est requise et les pratiques habituelles d’aération peuvent être conservées.

Au niveau d'alerte, ce bulletin est complété d'un communiqué de presse qui détaille les mesures réglementaires en vigueur (restrictions de la circulation par exemple).

Toutes ces informations sont consultables dans la rubrique S'informer sur les épisodes de pollution

Que font les services de l’État contre la pollution en vallée de l’Arve ?

La lutte contre la pollution est un engagement sur le long terme, qui ne se limite pas aux périodes de pics de pollution. C’est l’état d’esprit du PPA approuvé le 16 février 2012. Son application touche à toutes les sources de pollution : chauffage, transport, industries.

Parmi les mesures permanentes, on compte par exemple l’interdiction de brûlage à l’air libre de déchets (verts notamment), les aides aux particuliers pour utiliser des chauffages moins polluants (gaz naturel, fonds air bois), l’arrête préfectoral du 10 mai 2012 sur la mise en conformité des appareils de chauffage au bois en cas de vente d’un bien immobilier, l’opération MOBIL’ARVE visant à favoriser l’émergence de plans de déplacement au sein des entreprises de la vallée de l'Arve, la convention État - GRDF pour développer le chauffage au gaz dans la vallée de l'Arve etc.

Par ailleurs, pendant la période hivernale qui est plus sensible, la vitesse est limitée à 110 km/h sur l'A410 du col d'Evires à Scientrier, sur l'A40 d'Annemasse au Fayet, et à 90km/h sur la route à 2x2 voies entre Bonneville et Marignier (interdiction valable entre le 1er novembre et le 31 mars).

Enfin, toutes les installations de combustion et les chaudières industrielles font l’objet depuis 2012 d’un contrôle de leur conformité aux normes environnementales.

Tout au long de l'année, et plus encore en période de pic de pollution et de fort trafic, les forces de l'ordre veillent au respect des limitations de vitesse. En veillant au respect des règles de vitesse, la gendarmerie, outre sa mission de sécurité routière, contribue à lutter contre la pollution.

Quelles sont les sources de la pollution mesurée en vallée de l'Arve ?

Dans le cadre du PPA, plusieurs études scientifiques ont été menées afin de distinguer finement les sources de pollution.

Entre novembre 2013 et août 2014, des prélèvements des particules fines PM10 ont été réalisés un jour sur trois sur les stations de surveillance de Chamonix, Marnaz et Passy. Cette campagne de mesure visait à distinguer finement les sources de pollution au travers d’analyses chimiques permettant de détecter différents traceurs.

Tous les résultats montrent les très fortes contributions de la source "combustion de biomasse" et les faibles contributions de la source "émissions directes véhiculaires" en période hivernale. L’origine des particules fines varie en fonction des saisons. L’hiver les particules fines proviennent très majoritairement de la combustion de biomasse (62 à 73% en moyenne suivant les stations). Ce taux est encore un peu plus important lors des épisodes de pollution atmosphérique.

Consulter la synthèse de ces études , téléchargeables en intégralité ci-après :

> 1-35623_PIOT_2011_archivage-1 - format : PDFportable document format sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 28,20 Mbmega bytes

> 2-41792_GOLLY_2014_archivage--1- - format : PDFportable document format sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 11,04 Mbmega bytes

> 3-These_FChevrier - format : PDFportable document format sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 17,99 Mbmega bytes

> 4-acp-16-13753-2016 - format : PDFportable document format sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,59 Mbmega bytes

Quels sont les effets de la pollution atmosphérique sur la santé ?

Retrouvez les informations utiles sur la rubrique Air et santé .

Par ailleurs, Santé publique France (anciennement l’InVS) a mené une étude visant à évaluer l’impact sanitaire de la pollution en vallée de l’Arve. L’objectif de celle-ci était de transposer à la vallée de l’Arve les relations établies au niveau national entre l’exposition (niveau de pollution) et le risque (taux de mortalité). En effet, toutes les études menées préalablement ont été conduites en zone urbaine et ne peuvent pas se transposer directement à un territoire à l’habitat plus diffus comme une vallée alpine. Les résultats de cette étude indiquent que 8% de la mortalité anticipée annuelle dans la vallée de l'Arve est notamment attribuable à l'exposition chronique aux particules fines, ce qui correspond à la situation d'une ville de taille moyenne (la moyenne française se situe à 9% et les très grandes agglomérations à 13%).

Consulter la synthèse de l' étude impact santé pollution vallée de l'Arve .