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Exercice annuel franco-italien au tunnel du Mont-Blanc

 
 
Les secours dans le tunnel du Mont-Blanc

Lundi 3 juin, s'est tenu l'exercice annuel franco-italien visant à tester le plan de secours binational du tunnel du Mont-Blanc.

Le scénario de l'exercice

Il s'agissait d'un accident entre deux poids-lourds en feu obstruant totalement les voies dans la partie française du tunnel au niveau du garage 16. La présence de fumée a été simulée par une mise dans le noir du tunnel entre l’abri 13 et l’abri 19, obligeant ainsi les services de secours à intervenir dans une obscurité totale sur 1.8kms de distance.
Suite à la fermeture des demi-barrières, 18 véhicules sont restés bloqués tout le long du tube de part et d’autres de l’accident, avec 70 usagers à bord (côté français, figurants joués par les bénévoles de la Croix Rouge, de la Croix Blanche et de l'Ordre de Malte).
Un des chauffeurs de poids-lourd est décédé, l’autre est en urgence absolue (brûlé). Les passagers des véhicules proches de l'accident sont brûlés ou intoxiqués (10 urgences absolues et 25 urgences relatives). Un équipier du camion d'intervention du tunnel fait un malaise grave, rendant l’engin indisponible. Les autres personnes impliquées sont indemnes.

Les objectifs de cet exercice

Parmi les spécificités 2019, ce scénario visait à tester :

  • Tester la procédure d’activation du Plan de  Secours Binational, conformément à la fiche de déclenchement établie en 2019 visant à engager au plus vite les moyens de secours sur simple accord oral franco-italien,
  • Tester de nouvelles modalités de communication visant à une diffusion plus rapide d'informations sur l'accident à la presse française et italienne,
  • Tester un scénario impliquant de nombreuses victimes et l’élaboration d’une liste unique de victimes en utilisant l'outil SINUS.

Un accent particulier a été porté cette année sur la gestion de nombreuses victimes (blessées ou non) à l'intérieur du tunnel. L'outil SINUS a été déployé dans tous les départements français à la suite des attentats du Bataclan. Il vise à permettre un dénombrement puis une identification rapides des victimes par l'apposition sur leur poignet d'un bracelet avec un code barre permettant de leur associer une fiche informatique de renseignement. Cet outil est interopérable entre les sapeurs-pompiers (qui sont les primo-intervenants) et les établissements de santé (qui accueilleront ensuite ces personnes, et notamment celles  se rendant à l'hôpital par leur propres moyens). L'usage de cet outil s'est avéré très concluant, avec un comptage des victimes grandement simplifié et fiabilisé. Il sera à nouveau testé lors de l'exercice de sécurité civile de mise en service du CEVACornavin, Eaux-Vives, Annemasse entre Annemasse et Genève le 13 juin prochain, avec l'objectif de le rendre interopérable avec l'outil de dénombrement des victimes Suisse.

Les figurants s'apprêtent à entrer dans le tunnel
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